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jeudi 30 mars 2017

La fille d'avant


La fille d'avant de JP Delaney, 
traduit par Jean Esch
Edition Fayard/ Mazarine
432p
21,90€
Sorti le 8 mars 2017.

Aujourd'hui je reviens pour vous parler de La fille d'avant. Si vous n'en n'avez pas encore entendu parler, vous n'allez pas pouvoir passer à côté longtemps tant les critiques sont élogieuses sur les blogs et les sites de partages de lectures (comme Livraddict ou Babelio). Des coups de cœurs à foison. 

Nous sommes à Londres, où nous suivons deux histoires en parrallèle, alternées dans les chapitres, "Avant: Emma", "Maintenant: Jane". Toutes deux viennent de vivre un drame et ont besoin de déménager pour se reconstruire. Toutes deux, à trois ans d'intervalle, vont porter leur dévolu sur une maison d'architecte totalement minimaliste et bourrée de domotique. Le loyer n'est pas cher et pour cause, il y a une telle liste d'obligations et d'interdits qu'en devenant locataires du One Folgate Street elles ne sont absolument pas maîtresses en leur demeure. 
Bon déjà là je me suis dit que ce n'étais pas une demeure pour moi. Déjà autant de domotique et d'ondes dans la maison, il y a de quoi choper un cancer en quelques mois. Mais c'est surtout les interdictions d'avoir des plantes en pot ou des livres qui m'ont perdu. Mais soit, il y a des gens qui pourraient supporter. 
Donc les voilà, chacune leur tour qui emménagent dans la maison. Les voilà chacune leur tour qui sont séduites par l'architecte. Les voici l'une après l'autre qui deviennent ses maîtresses et, qui deviennent aussi, des choses sous les caresses de cet homme plein de testostérone et d’intransigeances. 

Autant vous le dire tout de suite, la lecture n'est pas mauvaise. Mais alors de là à crier au chef d'oeuvre il y a un gouffre que je ne saurais franchir.
J'ai trouvé ce livre totalement plat, sans surprise. On m'avait promit un thriller psychologique. Bah je suis passée à côté. Je n'y ai vu qu'un livre calibré pour faire des ventes, plein de ventes. Comme si l'auteur (il parait que JP Delaney est le pseudonyme d'un auteur bien connu) avait prit la liste des meilleures ventes de ces dernières années et nous avait offert un produit qui les mixe. 
Vous avez donc une écriture à la Gillian Flynn dans Les Apparences (alternance des points de vue à chaque chapitre), une intrigue à la Paula Hawkins dans La fille du train (une maison qui est très présente, une folie qui semble monter chez les héroïnes, distillée par un personnage masculin), et puis alors le must, c'est qu'on a même quelques petites scènes un peu chaudes pour titiller les clitoris gonflés par E.L. James dans Cinquante Nuances (un homme riche, viril et puissant qui dit "Je veux te baiser" et qui te prends même quand tu n'en n'a pas spécialement envie et qui t'impose toutes ses règles pour ses petits jeux érotiques. Mais un homme qui a quand même ses failles et ses blessures parce que sinon ce serait juste un gros con psychopathe. Ah bon il ne s'appelle pas Christian Grey?). Voilà, voilà... Vous passez le tout au mixeur, vous versez votre soupe dans un mug blanc et sans âme et vous avez La Fille d'avant. Tout est fait pour que vous aimiez. Les chapitres sont courts, l'écriture est fluide, il y a beaucoup de dialogues, et le tout se lit avec une grande facilité. 
Quand à l'intrigue elle n'est pas dingue, dingue. Dès le début on sait qu'Emma est morte. On se dit rapidement que Jane va finir pareil, puisque les chapitres sont construits pour bien montrer le parallèle entre les deux histoires, avec des passages totalement identiques -au cas où vous n'auriez pas bien compris, l'auteur évite d'être trop subtil-. 
On voit donc le piège qui se met en place autour des deux femmes. Assez rapidement en fait. 
Je n'ai pas spécialement envie de vous divulgacher la fin, mais il y a un coupable que tout semble pointer, et si vous réfléchissez une seconde vous vous dites "Si ce n'est pas lui... Bon bah ça sera X, puisque c'est le seul autre personnage en commun aux deux histoires." Et voilà. Bim. L'une des deux solutions est la bonne. Donc même pas de surprise finale wahou. Genre, en fait la maison a développé une intelligence artificielle maléfique qui pousse ses occupantes au suicide. Mais on n'est pas dans La maison de chair version 2.0 de Graham Masterton... Dommage. 

Ah et si. Un WTF. Comment une maison qui analyse ton pipi tous les jours, pour voir si tu es en bonne santé, n'est même pas capable de voir que tu es enceinte!?!?!? Ça il faudra me l'expliquer.

Pour résumé, je ne dirais pas que ce livre est mauvais mais je dirais juste que l'on est sur un produit littéraire totalement formaté, calibré, fabriqué pour devenir un best-seller. C'est propre, c'est pro, tout est prêt pour l'adaptation au cinéma (parce que oui il y a une adaptation en cours).Rien d'original, rien de transcendant, mais de quoi faire plaisir à tous les lecteurs qui aiment lire pour se détendre. Un véritable "page turner" qui ne casse pas 3 pattes à un canard.

mardi 28 mars 2017

Tu liras moins bête

Je vous avais présenté cette rubrique de Lola que l'on trouve sur son blog A l'horizon des mots, dans mon C'est le 1er je balance tout. Une rubrique intelligente et amusante, dans laquelle elle nous parle des savoirs inutiles qu'elle a glané au cours de ses lectures. Avec son accord, bien entendu, je vous propose à mon tour un "Tu liras moins bête", sans préciser s'il y en aura d'autres ou pas.



Requins pas marteaux:
Autant vous le dire tout de suite, les sciences naturelles ce ne sont pas du tout mon fort (le camembert vert est toujours un des derniers que j'obtiens au Trivial, avec le orange du sport). Du coup certain d'entre vous ne seront surement pas aussi interloqués que moi par cet apprentissage que j'ai fais à la lecture de La fille d'avant de JP Delaney.
En effet, dans le roman l'un des personnages compare l'un des héros à "un bébé requin dans le ventre de sa mère" qui dévore ses frères et sœurs...

Bon alors là, première découverte pour moi, il y a des requins qui ne pondent pas d’œufs??! 
Et encore plus étonnant, ils se dévorent entre eux dans l'utérus de leur mère??! Mais de quelle espèce de requin effrayant s'agit-il?

Le requin-taureau!

Première réponse, il est ovovivipare, c'est à dire que des œufs sont fécondés, mais qu'ils éclosent dans l'utérus de leur mère. D'ailleurs j'ai aussi découvert, que la femelle requin-taureau avait deux utérus, un droit et un gauche.
Et c'est là que tout se complique!
Bah oui, un bébé animal ça m'évoque tout de suite quelque chose de mignon, de rigolo parce qu'un peu gauche... Ouai bah autant vous dire que je ne trouve pas les bébés requins-taureaux très mignons désormais!
En effet, la femelle peut avoir plusieurs fécondations, par plusieurs mâles. Une fois que les œufs éclosent les bébés passent dans l'un ou l'autre de ses utérus pour se développer. Et là c'est le charnier! Dans chaque utérus l'un des bébés va dominer les autres, et... les dévorer. Miam. On appelle cela le cannibalisme intra-utérin. Une fois qu'il a finit de manger sa fratrie, il a encore besoin d’énergie pour grandir et affronter le monde extérieur, il se rabat donc sur les œufs non fécondés, ce qui est, semble-t-il, déjà plus courant pour les espèces ovovivipares. 
A sa sortie dans le monde extérieur il est déjà de bonne taille et près pour se défendre et attaquer ses proies. Une sorte de sélection naturelle poussée à l'extrême dans le ventre de la mère...
D'ailleurs sur cette question de la sélection naturelle je vous renvoie à l'un des articles que j'ai trouvé les plus intéressants et les plus complets sur le sujet, et qui parle aussi d'ADN, de primauté d'un mâle sur les autres dans ses bébés fratricides, sur le site MaxiSciences.

Bon en réalité, le roman de JP Delaney parle surtout d'architecture, puisque l'un des personnages principaux est une maison pleine de domotique. 
Et d'ailleurs dans ce roman j'ai pu découvrir l'église St Stephen Walbrook, construire par Sir Christopher Wren (l'architecte aussi de la Cathédrale Saint-Paul de Londres) au cœur de l'actuel quartier de la City. Et par les photos que j'ai pu en voir sur Internet, je peux certifier qu'à mon prochain voyage londonien elle sera un point de passage obligé de mon périple! 


Si je vous en parle, c'est aussi juste pour mettre un peu de beauté dans cet article un peu sanglant, il est vrai...

mardi 21 février 2017

Entre ici et aileurs

Entre ici et ailleurs, Vanyda
Dargaud, 190p.
29 janvier 2016 
Je n'avais rien pour représenter la Capoeira.

Vous vous souvenez de Vanyda? J'avais fait une critique élogieuse de son dernier album Un petit goût de noisette. Cette année elle est revenue avec un album très autobiographique et très touchant. 

Cette fois-ci Vanyda se dévoile entièrement. Elle nous parle de ses relations avec son frère, avec sa famille, de sa double culture, et de son épanouissement grâce à la Capoeira. Cette double culture est véritablement au centre de ses réflexions et de sa construction personnelle. 
Laotienne par son père, ce dernier n'a pourtant jamais expliqué à ses enfants sa culture et ses rites. Cela fait que l'héroïne se sent incomplète et perdue. Physiquement elle est typée asiatique, c'est ce qui saute aux yeux de tous ceux qui la rencontre pour la première fois, et pourtant dans sa culture elle se sent 100% française, ayant eu en majorité une éducation à la française de par sa mère, mais aussi par son père qui n'a pas partagé sa culture d'origine avec eux. Ce n'est qu'a 28 ans, uniquement parce qu'elle lui pose la question, qu'elle découvre les rites funéraires bouddhistes et que Bouddha n'est pas un dieu. 
Coralie part donc à la recherche de cette partie manquante d'elle. Elle sent qu'il manque une pièce au puzzle, mais c'est la découverte de la Capoeira et des gens qui pratique ce sport brésilien qui va l'aiguillé sur la trace de sa personnalité profonde. 

Encore une fois un coup de cœur pour un album de Vanyda! Et cette fois-ci je ne pouvais pas passer à côté! Le Laos comme ma meilleure amie, la capoeira comme ma sœur... Tout est fait pour que je vous y voit les filles.

Cet album est très sensible, il nous entraîne dans une quête intérieure qui permet de se sentir mieux au contact des autres. Car c'est bien le regard que portent les autres sur elle qui font que Coralie se pose des questions. C'est bien ce regard, mais aussi ces réflexions, conscientes ou inconscientes, qui la font se remettre en cause. Et la rencontre avec Kamel, un franco-algérien en proie au même cheminement, va véritablement aidé Coralie à aller de l'avant. Le voyage qu'ils effectuent ensembles en Algérie est aussi bénéfique pour elle que pour lui (j'ai d'ailleurs beaucoup aimé ce passage).
Véritablement un bel album sur ce qui fait de nous ce que nous sommes à nos yeux, dans notre cœur, mais aussi aux yeux des autres. 



mardi 31 janvier 2017

C'est le 1er je balance tout #1

Le copyright de la bannière c'est sur Allez vous faire lire.


Bonjour à toutes et à tous!
Cette année Allez vous faire lire nous propose une nouvelle rubrique que je trouve plutôt sympa (ouai je sais, son blog est super sympa, avec plein de rubriques cool! Et encore si tu n'as pas été lire son article en Venn Diagram, tu n'as même pas lu le meilleur...). Donc le rendez-vous proposé, C'est le 1er je balance tout, c'est simple. Tous les 1er du mois (avec la régularité que l'on me connait, bien entendu...), si j'accepte la mission, je devrais partager:


  1. Le Top & Flop de mes lectures du mois.
  2. Au moins 1 chronique d'ailleurs lue le mois dernier (et ce qui est bien c'est qu'on s'en fiche de sa date de publication, parce que souvent je ne regarde pas. Donc ça peut parfois faire remonter un vieil article).
  3. Au moins 1 lien que j'ai adoré (hors chronique littéraire). J'aimerais aussi dire hors politique, mais comme je lis beaucoup de choses sur le sujet sur Internet, on verra ce que j'arrive à faire.
  4. Et enfin, ce que j'ai fait de mieux le mois dernier. La partie la plus difficile...

Pourquoi ce rendez-vous et pas un autre, alors que la toile regorge de rendez-vous livresques? Je ne sais pas.... Ou si, 
  • D'abord parce que les bannières proposées pour participer sont cool. 
  • Parce que ce n'est pas toutes les semaines, et qu'avec ma passion pour la procrastination je ne suis pas douée pour les rendez-vous hebdomadaires. Mensuels ça devrait plus le faire.
  • Parce que ça permet de partager des articles, des chroniques que l'on trouve sympa chez d'autres bloggeurs.
  • Parce que ça permet de vous montrez aussi qu'on a une vie en dehors des livres et qu'on ne fait pas QUE lire. Enfin ça, ça dépend des périodes... Et en ce moment, avec le temps qu'il fait, je ne sais pas pour vous, mais moi je ne sors pas beaucoup...
  • Et puis parce que le nom me fait penser à "Si tu écoutes, j'annule tout" et que je suis une grande fan de l'émission...

Voici donc mon 1er: 

C'est le 1er, je balance tout

Mon Top:


Han, c'est déjà difficile. J'ai eu 2 coups de cœur ce mois-ci, et difficilement départageables.... Bon, l'un des 2 titres est un tome 1. Je vais donc attendre le tome 2 pour confirmer mon emballement sur un top du mois. Et donc ce mois-ci je plébiscite:
Sauveur & Fils, saison 2 de Marie-Aude Murail 
à l'Ecole des Loisirs. 
314p. 
Sortie en novembre 2016.
 A partir de 13 ans. 
Pour le moment je n'ai pas encore rédigé la chronique. Mais je peux vous dire qu'on y retrouve le Docteur Sauveur Saint-Yves, psychologue clinicien. Son fils Lazare, Gabin le squatteur, Louise Rocheteau (plus amoureuse que jamais) et ses deux enfants. On retrouve avec plaisir bon nombre des patients du docteur, et des nouveaux. Mme Gustavia est toujours là, le nid de nouveau rempli de bébés hamsters. Et il y a désormais un nouveau venu, Jovo, un ancien légionnaire devenu SDF.
Un panel de personnages aux fêlures diverses qui sont, en quelques sortes, un miroir de notre société. Et toujours ce psychologue qui a sa manière bien à lui de soigner ses patients. Un régal! Mais je vous en parlerais plus spécifiquement dans une chronique.

Le flop:
Pour celui-ci aussi j'hésite. Soit le titre que j'ai trouvé super chiant et je me demande bien pourquoi je suis allée au bout (et pour lequel j'ai déjà fait une chronique). Soit celui que j'ai abandonné tant je suis passée à côté....



Bon aller je vais choisir mon abandon.
Carry On de Rainbow Rowell, 
chez Pocket Jeunesse.
592p.
A partir de 13 ans. 
Sortie le 5 janvier 2017.

J'avais adoré Eleanor & Park du même auteur. Alors quand on m'a annoncé la sortie d'un nouveau titre j'ai pensé "Cool". Et puis quand on m'a dit que c'était dans un univers de magie, une sorte d'Harry Potter plus cool, plus sexy et plus drôle, j'ai été emballée. Youhouhou. Ca avait l'air tellement bien. 
Et puis j'ai commencé... alors oui l'univers est sympa. On découvre le personnage de Simon Snow, qui ressemble beaucoup à Harry Potter. Il grandit dans des orphelinats sans savoir qu'il appartient au monde des sorciers, jusqu'à ce que le directeur d'une école de sorciers, vampires, fées et autres créatures magiques, viennent le chercher pour qu'il fasse sa rentrée scolaire parmi les siens. 
Rapidement je me suis rendue compte que j'était totalement incapable de me défaire de l'image de Poudlard, de Harry Potter, de Dumbledore et tout le toutim. Difficile de rentrer dans Carry On du coup. J'avais juste l'impression de lire une fan fiction et je ne voyais pas du tout l'intérêt de l'avoir publié.
Aujourd'hui une copine m'a expliqué qu'en réalité ce roman fait suite à un autre titre de l'auteur Fangirl. Dans ce titre l'héroïne écrit une fan fiction d'une série à succès genre Harry Potter. Et que du coup, ce titre, c'est le roman que Cath écrit dans Fangirl. Vous m'avez suivi? 
Du coup n'ayant pas lu Fangirl je n'ai pas compris, je n'ai pas vu le clin d’œil. Et puis 600 pages de clin d’œil c'est un peu trop pour moi. Alors, rapidement, il m'est tombé des mains. 

Une chronique littéraire autre:

Ce mois-ci, grâce à Lupio j'ai découvert sur le blog A l'horizon des mots, une rubrique intelligente, pleine d'humour et surtout de ce que je préfère sans doute au monde, de savoirs inutiles! Alors je vous conseille vraiment d'aller faire un tour sur sa rubrique Tu liras moins bête pour y découvrir des infos sur l'urine comme fertilisant, les os de méduses, des infos capillaires et papier-peint, ou encore sur le supplice du bambou.
Alors je suis désolée pour Lupio, mais pour ma première participation je ne te fais rien découvrir.... Peut-être une prochaine fois...

Ailleurs sur le web:


Je ne sais pas si j'ai le droit, mais le 1er lien dont je vais vous parler est aussi lié à la littérature. 
En ce moment c'est la fin de la saison de la chasse en Espagne. Je ne sais pas si vous savez mais là bas pour la chasse on utilise des lévriers. Des lévriers qui n'ont pas le statut d'animaux sensibles, mais d'outils de travail. Il est donc permis de leur faire subir les pires tortures et les traiter le plus mal possible. De toute façon une fois la chasse finie, ceux qui n'ont pas été assez utiles sont abandonnés, quand ils ne sont pas traînés à l'arrière d'une voiture, parce qu'il ne faut pas abuser, on ne va pas nourrir des chiens incapables de chasser quand même...
Donc si vous voulez plus d'infos, c'est sur le blog de Lévriers sans Frontières. Il y a un sauvetage organisé par Lévriers sans Frontières le 11 février. 
Mais quel lien avec la littérature me direz-vous? Et bien figurez-vous que les éditions Samir ont publiés un très bon roman sur le sujet. Caballero de Leina Major. 

Ce roman m'a été envoyé par Le Journal d'un éternel ado, et même si je ne l'ai pas encore terminé je vous le conseille vivement. De même que ce blog qui vous en apprendra plus sur le sort des galgos en Espagne. Un sujet qui m'était totalement méconnu.


Et comme on a dit qu'on avait pas de maximum, j'en mets une deuxième (oui je sais, je suis une ouf dans ma tête!).
Jusqu'au 27 Mars 2017 il y a une exposition qui me donne très très envie aux Archives Nationales (et oui, toujours à Paris... Mais on peut faire une visite virtuelle!), Présumées coupables. Et oui, vous avez bien lu, "ées". On peut y voir des documents relatifs aux crimes commis par des femmes, ou qui leur sont imputés. Infanticides, sorcellerie, jusqu'à la Seconde Guerre Mondiale et les sympathies coucheries avec les Allemands.
Et dans L'humeur Vagabonde de Kathleen Evain vous pouvez entendre une très bonne émission sur l'exposition. Vous y découvrirez à quel point les femmes sont des êtres vils, maléfiques, malfaisants, dont il faut tant se méfier parce qu'on possède un pouvoir suprême: l'UTERUS. Enfin là j'extrapole. Je vous conseille donc l'écoute D'Eve à la femme tondue à la Libération, les femmes sont-elles depuis toujours "Présumées coupables"?
Alors, à vos écouteurs!

Mon top perso du mois de janvier

Qu'est-ce que j'ai fais de mieux en Janvier?... Une grille de mots fléchés au réveil d'une anesthésie générale! Même si c'était un niveau 1 et que j'ai dû m'assoupir 15 fois dessus, je suis allée au bout! 


C'est pas grand chose, mais je vois pas quoi dire d'autre...
Ah si, j'ai vu La La Land au cinéma et j'ai adoré!!! J'aurais tellement aimé que ma vie soit une comédie musicale. Ou au moins savoir faire des claquettes....


Et voilà ma première participation! C'était long, c'est même sans doute ma chronique la plus longue. Mais c'est super intéressant à faire. Merci à Allez vous faire lire pour l'idée. Avec l'espoir que je sois régulière dans ma participation!




lundi 23 janvier 2017

Ne pleure pas

Ne pleure pas, Mary Kubica
HarperCollins Noir, 
352p.
Publié le 11 janvier 2017.


Je n'avais pas lu de littérature adulte depuis un bon moment, transportée que j'étais pas des romans jeunesses. Et puis avec les fêtes de fin d'année, j'ai eu une panne de lecture. La fatigue, le boulot intensif, petite perte de motivation... Alors j'ai eu l'idée de lire quelque chose de facile. Un roman qui se lirait tout seul, qui ne me prendrait pas la tête. Alors j'ai pensé au prochain Kubica que j'avais reçu en service de presse. 
Comme vous vous en êtes rendu compte, ce n'est pas dans mes lectures habituelles. Je pense que c'est la première fois que je lisais un roman Harlequin depuis le collège. Mais comme j'aime rester ouverte d'esprit, et que son roman Une fille parfaite est un best-seller, je me suis dit pourquoi pas?

Quelle erreur!

Bon alors l'histoire est celle d'Esther, la colocataire de Quinn qui a disparue. Quinn est inquiète, elle pense être une mauvaise colocataire, surtout quand elle se rends compte que depuis 1 an qu'elles vivent ensembles, elle ne connait rien sur Esther.
En alternance des chapitres racontés par Quinn, nous avons ceux d'Alex, un jeune homme plutôt gentil, qui vit dans une bourgade, en compagnie de son père alcoolique. Pour que le foyer ne prenne pas l'eau, il bosse dans un restaurant, où il nettoie les tables et sert le café. Et un jour, arrive en ville une nouvelle fille, dont il tombe fou amoureux. Qui est-elle? Que fait-elle là? Comment s'appelle-t-elle? Aura-t-il la chance de l'approcher?

Bon je pense que rien que par le résumé vous vous doutez d'où on veut nous mener... Et bien figurez-vous que pas tout à fait! En vrai le rebondissement final est digne d'un mauvais scénario de téléfilm de l'après-midi des années 90. Tellement mauvais qu'il n'est plus utilisé que dans les parodies de thriller.
Mais ce n'est pas grave, car ce roman renouvelle totalement le genre du thriller!
Et oui, finit les bons vieux thriller qui vous faisaient mourir de peur, voici un thriller pour mourir d'ennui!!
Trop de la balle!
Même avec le cerveau en veille, ou en regardant la télé en même temps, vous ne perdez rien de l'intrigue. J'ai eu beau m'endormir toutes les deux pages (je suis persévérante, mais j'ai vraiment cru que je n'arriverai jamais au bout), je savais toujours où j'en étais, puisque l'auteur tourne en rond sur des pages et des pages. Sérieusement, en 100 pages c'était bouclé, il n'y avait pas besoin de ces 150 pages de répétition!
On avance dans l'intrigue à la vitesse d'un escargot qui écrirait.
D'un ennuie mortel je vous dit!

Autre point positif du roman l'écriture! J'adore ce style sans style. Je ne sais pas s'il s'agit d'une mauvais traduction ou d'une mauvaise plume mais c'est vide. Le mieux c'est que vous n'avez pas besoin de dictionnaire. Dès que l'auteure utilise un mot de plus de 3 syllabes, elle vous en donne la définition derrière. Au début j'ai cru que c'était un trait de caractère de Quinn. Comme elle n'a pas beaucoup confiance en elle, qu'elle n'a pas fait d'études, elle pourrait se rassurer en expliquant le sens qu'elle donne aux mots qu'elle n'a pas l'habitude d'utiliser. Comme si elle même venait d'en lire la définition et la partageait avec le lecteur. Et puis en fait, non. Alex fait la même chose. Alors quand il nous donne la définition d'"exsanguination" je me suis dit que l'auteur nous prenait vraiment pour des débiles qui n'ont jamais lu de thriller ou de policier depuis Le Club des Cinq.

"Si Geneviève passe à l'acte, Ingrid va mourir par exsanguination. Exsanguination, c'est un terme scientifique qui signifie mourir en se vidant de son sang." (p322)

 sans vous nous ne savons pas ce que nous serons devenus...


Bon trêve de bilevesées. Je suis en train de prendre exemple sur Mary Kubica...
Pour résumer, j'ai terminé 2016 et commencé 2017 avec le pire roman que j'ai pu lire depuis bien longtemps. Je vous conseillerai donc de passer votre chemin. Cela vous économisera du temps, de l'argent, sera meilleur pour la planète et les arbres à papier.

lundi 12 décembre 2016

Deux remords de Claude Monet


Deux remords de Claude Monet, Michel Bernard, 
Editions La Table Ronde, 
224p.
Publié le 18 août 2016.



Cette rentrée littéraire 2016 est riche de romans qui parlent d'art et d'artistes.
Je vous avais, en effet, parlé du roman qui a pour héros Blaise Cendrars et Erik Satie, Les pêcheurs d'étoiles de Jean-Paul Delfino. Il y a aussi le nouveau roman de Jean-Michel Guenassia, La valse des arbres et du ciel, autour de Van Gogh et dont je vous parlerais une prochaine fois. 
Et puis chez La Table Ronde, nous avons eu le droit à un petit roman sur Monet, et les impressionnistes.

Le roman de Michel Bernard se découpe en 3 parties. Dans la première il nous parle de Frédéric Bazille. Ce grand échalas, peintre impressionniste aux côtés de Monet, Manet, Degas..., mort trop tôt, tombé au combat à la bataille de Beaune-la-Rolande en 1870, reconnu trop tard par le grand public. Car Bazille était un grand ami des peintres impressionnistes très connus de nos jours. Il était en cours en atelier en compagnie de Monet, Renoir et Sisley. Issus d'une famille de notables Montpelliérains il achetait des oeuvres à ses amis quand ceux-ci ne vendaient rien. Pour leur permettre de survivre, mais aussi parce qu'il aimait leur travail. Je ne vous ressortirais pas mon exposé fait sur ce peintre et son tableau Réunion de Famille fait en première année de fac, mais je peux vous certifier que c'est un peintre que j'aime beaucoup. Et un roman qui s'ouvre sur sa mort, ce n'est pas commun. Peu de gens parlent de Bazille quand ils évoquent les peintres impressionnistes. Et pourtant, ce personnage et son travail ont hantés Monet toute sa vie. 
Monet qui ne s'est pas battu lors de la guerre franco-prussienne à laquelle Bazille a donné sa vie. Monet qui avait fuit en Angleterre pour échapper à la conscription avec sa femme Camille. 
Camille, un autre personnage assez méconnu et pourtant présente dans de nombreuses toiles de son maris. Premier amour de Monet, première épouse de l'artiste. Elle lui consacra sa vie. C'est autour de sa figure que s'articule la seconde partie du roman.
Quand à la troisième partie, il s'agit de Monet. Enfin! me direz-vous? Et bien oui et non. Cette dernière partie nous parle de lui à la fin de sa vie, quand il se lance dans la réalisation de son grand oeuvre, la série des Nymphéas. Mais tout au long du roman, c'est bien Monet qui est au cœur de l'écriture de Michel Bernard. 

Ce roman nous parle d'hommes, de peinture, d'art, d'amours. On y découvre comment les peintres travaillaient. Qui les aidaient quand ils ne vendaient presque pas. On y découvre un Monet vieillissant, presqu'aveugle, qui refuse de se faire opérer alors que sa peinture devient brouillonne et incompréhensible. On y découvre des femmes, dans l'ombre de ce grand peintre. Camille qu'il n'oubliera jamais, et dont il peint un portrait magnifique après sa mort.
Des amitiés, indéfectibles malgré le temps qui passe et les succès qui ne sont pas toujours au rendez-vous. L'humilité d'un artisan alors que son succès international en fait un homme riche. 
Un artisan que les puissants aident même lors de la première guerre mondiale. A un moment où les gens sont sur les routes, ou les hommes meurent sur le champs de bataille par milliers, le gouvernement ordonne de réquisitionner tout le matériel dont Monet a besoin pour qu'il puisse continuer de peindre.
C'est tout l'envers des tableaux de Monet que Michel Bernard met au jour dans son roman.

L'écriture n'y est pas transcendantale. Mais elle est suffisante pour nous transporter dans la vie de cet homme dont on connait si bien l'oeuvre. 
Un roman qui permet de (re)découvrir un grand peintre français à travers une fenêtre plus opaque que celle de ses tableaux.

dimanche 11 décembre 2016

La sociologue et l'ourson

La Sociologue et l'Ourson, 
un film de Etienne Chaillou & Mathias Théry
DVD Quark Productions et Docks 66
Sortie le 6 avril 2016
1h 18min.

Une fois n'est pas coutume, et même totalement exceptionnel, j'ai envie de vous parler d'un documentaire.
Entre septembre 2012 et mai 2013, la France s'est enflammée autour du projet de loi du Mariage pour tous. Pendant ces 9 mois de gestation législative, la sociologue Irène Théry raconte par téléphone à son fils, réalisateur, les enjeux de ce débat. Et c'est ainsi, qu'est né ce film. Mélange d'images filmées pendant cette période, honteuse pour la France, et d'animations faites à l'aide de peluches et de jouets. Ce documentaire ne traite pas uniquement de ce projet de loi. Il explique aussi ce qu'est la famille, en France, au XXIème siècle.

En échangeant avec son fils, Irène Théry tient des propos clairs, simples, et déroule sa pensée avec aisance. On y (re)découvre l'évolution du mariage à travers les siècles, mais aussi les "tricheries", et petits aménagements effectués de tout temps par les Hommes pour assurer sa descendance. Car c'est bien ce qui est au cœur de la famille, la filiation. Ce documentaire, tout à fait didactique et ludique répond à de très nombreuses questions, et me semble parfait pour apaiser les peurs de tous ceux qui sont descendus dans les rues contre cette loi. J'ai enfin compris pourquoi de si nombreuses personnes étaient contre. J'ai aussi fini par comprendre pourquoi autant de monde se dit contre la PMA et la GPA pour les couples de même sexe. J'ai enfin pu comprendre leurs peurs. 

Du coup en le visionnant, je me suis dis que c'était un documentaire parfait pour désamorcer ces peurs, tant il leur répond aisément. 
C'est donc terriblement bien tourné, malin, drôle, avec des détours par l'histoire, parfois très émouvant. Un documentaire qui permet aussi de mettre un visage sur quelques unes des personnes attaquées par ceux de la Manif pour tous. De quoi leur rappeler qu'il ne s'agit que d'humanité, de liberté, d'égalité et fraternité!

A voir absolument et à diffuser largement!