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mardi 17 septembre 2013

Double jeu

Double Jeu, Jean-Philippe Blondel
Actes Sud Junior, 135p.
 
 
A la fin de sa seconde, Quentin, branleur et fauteur de trouble, se voit envoyer dans un autre lycée que celui dont il dépend. Le proviseur, et ses professeurs croient en lui. Le garder dans son lycée de secteur ne serait pas une bonne chose. Alors pour lui éviter l'échec scolaire, l'équipe pédagogique l'expédie dans un lycée à l'autre bout de la ville.
Loin de son quartier, de ses tours, de ses potes, il va lui falloir s'adapter. Dans ce lycée huppé, où les jeunes viennent de milieux plus favorisés que le sien, il lui faut apprendre de nouveaux codes, obtenir de nouvelles clés. Et cette adaptation n'est pas simple, ni sans blessures.
 
 
Le roman est écrit à la première personne. Quentin se livre par le biais de notes prises dans un carnet. Il y raconte ses doutes, ses colères, ses espoirs aussi faibles soient-ils. Quentin se retrouve balloté entre deux univers. Celui de la cité et de ses potes, petits délinquants qui tiennent les murs, dont il ne fait plus vraiment partie, et celui des quartiers bourgeois, des fils et filles de, univers auquel il n'appartient pas. Comment trouver sa place quand nulle part on ne se sent chez soit? Quand on devient un étranger pour ceux avec qui on a grandit et que l'on est une bête curieuse pour ceux avec qui l'on doit désormais cohabiter?
Car ce nouveau lycée ce n'est pas seulement une chance d'avoir son bac. C'est aussi une porte qui s'ouvre sur des possibilités. A la cité il n'y a aucun avenir. Ici on lui demande "Qu'est-ce que tu veux faire plus tard?" Une question à laquelle Quentin n'avait jamais vraiment réfléchi. Avec un père à l'usine, une mère caissière, quand on a la chance d'avoir ses deux parents qui travaillent on se dit juste que plus tard on espère au moins avoir un boulot.
Grâce au théâtre, à La Fernandez (professeur de lettres et de théâtre), mais aussi à ses camarades de classe, Quentin va se découvrir. Découvrir des univers qu'il ne pensait même pas possibles, découvrir ses capacités et aussi ce qu'est l'adaptation.
 
Ce roman de Jean-Philippe Blondel est aussi bon que les précédents. Il se lit d'une traite. On est totalement tenu en haleine par ce jeune homme qui change, évolue, grandit. Une chenille qui devient papillon. Le tout servit par l'écriture juste, tendre et honnête de J-P Blondel. C'est beau, c'est fort, émouvant, et tellement positif.
J'ai maintenant très envie de lire La Ménagerie de verre, de Tennessee Williams!
 


dimanche 8 septembre 2013

Eternelle adulescente

Au bout du rêve, Sarah Dessen, 
Pocket Jeunesse, 352p.

A chaque nouveau Sarah Dessen je retombe en adolescence. A chaque fois c'est la même chose. Je me dis que ça y'est c'est le dernier je n'en lirais plus, et non. Je n'y arrive pas. Alors oui, j'aime Sarah Dessen et ses romans sur des adolescentes américaines qui vivent un moment charnière de leur jeune existence. Oui je marche, je cours même. Mais j'ai pas encore trouvé mieux comme lecture romantique facile...

Donc pour ce nouveau roman, Sarah Dessen nous parle de Catlin. A son réveil le matin de ses 16 ans, sa grande-sœur a disparue. Elle a fait ses valises et sans rien dire à personne, elle a prit la poudre d'escampette. Pourtant dans cette famille sans histoire, rien ne laisser présager une telle fugue juste avant la rentrée universitaire. Catlin ne comprend pas ce qui a poussé sa sœur, si parfaite à un tel acte. 
Pour se changer les idées elle intègre, malgré elle, l'équipe de cheerleader de son lycée. Mais rien n'y fait. Jusqu'à la rencontre avec Matthew Biscoe. Un jeune homme énigmatique, aux yeux verts, aux longues dread brunes. Et là c'est le coup de foudre. Catlin en est certaine, il est le prince charmant, celui qui va l'entrainer loin de sa vie banale et lui donner le sentiment de vivre pleinement sa vie, pour de vraie, et de ne plus en être spectatrice. Mais et si ce rêve magnifique était plutôt une descente progressive dans des enfers dont elle ne soupçonnait même pas l'existence?


Un roman qui se lit facilement. Une spirale infernale dans laquelle Catlin ne semble pas véritablement s'enfoncer. Encore un bon moment passer en compagnie d'une jeune fille lambda, qui se heurte aux joies et aux souffrances de la vie. 

Legardinier...


Et soudain tout change, Gilles Legardinier
Fleuve Noir, 380p.

Sortie prévue le 3 octobre 2013.

Cet été, comme tout le monde, je n'ai pas pu échapper à la déferlante Gilles Legardinier. Nouveau chouchou des lecteurs/lectrices, au top des ventes tout au long de ces vacances annuelles, son Demain j'arrête semble avoir conquit les cœurs. Un auteur que je n'ai jamais lu et qui est tant plébiscité, forcément ça me donne envie d'y mettre le nez. Comment bien conseiller les gens quand on ne sait pas ce qu'ils aiment??
Du coup quand on m'a proposé son prochain roman, j'ai dis "Oui!" sans hésiter. Donc voilà, voilà... J'ai lu Et soudain tout change dont la sortie est prévue pour le 3 octobre.

En terminale dans une ville sans nom, Camille se retrouve avec toute sa bande. Des amis qui se connaissent depuis l'enfance enfin réunis dans la même classe pour cette dernière année avant la bifurcation de leurs chemins. Une année censée être centrée sur le Bac, le choix de sa vie future, mais aussi sur les derniers délires d'adolescents, les rires, les joies, les peines de cœur, et tout ce qui rend le lycée inoubliable. Sauf que cette année sa relation avec Léa, sa meilleure amie, complice depuis toujours, va être bouleversée à jamais.

La quatrième de couverture n'en dit pas plus, alors je ne vais pas jouer la spoileuse. Chut. Même si on se doute assez rapidement de la tournure que vont prendre les choses, je vous laisse le soin de le lire.
Je ne sais pas comment sont les deux romans précédents de Gilles Legardinier. Mais celui-ci est sympa.
J'ai du mal à trouver mes mots pour décrire ce que je pense de ce livre. Non ce n'est pas un mauvais roman. Au contraire, il se lit très très bien. On est rapidement prit dans l'histoire, on s'attache facilement aux personnages. Gilles Legardinier sait nous faire passer par toutes sortes d'émotions. Rire, larme, émotions, joie... 
C'est donc un roman sympa sur la jeunesse, la fin du lycée, les premiers vrais amours, l'amitié, sur la vie en général. Même si le sujet traité en fond n'est pas drôle, il ne joue pas non plus sur le pathos. 

Mais voilà, il y a tellement de poncifs dans ce roman! Des phrases banales toutes faites en veux-tu en voilà. Sous couvert de se moquer des citations de personnages célèbres utilisées à tout va en toute situation, Gilles Legardinier nous offre un panel assez important de lieux communs. Je pense que c'est aussi ce qui permet de toucher un si grand nombre de lecteurs. Tout le monde se reconnait dans tel ou tel stéréotype. 

Un auteur donc que j'aurais adoré si je l'avais découvert adolescente, il n'en reste pas moins un auteur plus intéressant à lire pour se distraire et se détendre que Marc Lévy!
 

La joie de lire

La fabuleuse méthode de lecture du Professeur Tagada, 
Christophe Nicolas, Guillaume Long,
Didier Jeunesse, 46p.

En cette nouvelle rentrée scolaire, de nombreux enfants ont repris le chemin de l'école. Et pour beaucoup d'entre eux, cette année annonce la découverte formidable de la lecture. Alors que la méthode globale et la méthode syllabique ne s'affrontent plus beaucoup aujourd'hui, il existe pléthore d'ouvrages permettant d'aider les enfants à apprendre à entrer dans le monde merveilleux des mots. Mais au diable la Méthode Boscher! Découvrez cette nouvelle méthode qui fera découvrir à vos bambins la joie de lire en seulement 10 leçons!

Le professeur Tagada et son assistant Tsoin-Tsoin sont là pour guider le jeune apprenti lecteur et son adulte. Car oui il faut bien un adulte lecteur pour aider l'enfant à comprendre ce qui est écrit. Alors il faut en profiter comme le dit le professeur. 
10 leçons rigolotes pour apprendre les syllabes et les lettres, découvrir les sons les plus simples, et débroussailler les débuts difficiles de cet apprentissage. C'est drôle, et éducatif. Un moyen amusant et ludique pour ne plus avoir peur des lettres et des mots.

 

mercredi 28 août 2013

Etre une fille dans la littérature jeunesse.

Ça fait longtemps que je n'ai pas fais un article thématique... Vous vous souvenez du coup de gueule que j'avais relayé sur l'édition genrée? Un petit trou de mémoire? Par là pour combler ce vide.
Dans son article, l'auteure nous parle de la série Mademoiselle Zazie. Pour ne pas mourir idiote j'en ai pris 1, histoire de voir... 

Mademoiselle Zazie a-t-elle un zizi?
Thierry Lenain et Delphine Durand, 
Nathan.

Et bien voilà, je suis devenue accro!
Je ne vous ferais pas le résumer de ce volume, il est très bien fait dans le billet d'humeur. Mais sachez que c'est un régal!
Alors du coup, j'ai enchaîné sur les autres titres. Et là, il y en a 2 qui ont particulièrement retenus mon attention.


Dans la rue, partout, des affiches de dames à moitié nues! Max ne sait plus où donner de la tête. Ses yeux partent dans tous les sens. Comme dans les émissions, il donne des notes sur 10 aux corps des mannequins. Zazie n'aime pas ça du tout, surtout qu'elle n'a pas de gros nénés elle! Avec tact et humour elle donne une belle leçon à Max, et aux lecteurs. Ne pas juger un livre à sa couverture dit-on. Ne pas juger de la beauté et de la qualité d'une personne à son physique. Voilà un joli message que nous fait passez Zazie. Un bon coup dans les dents au sexisme et à la société d'apparences. 





Comme vous avez pu le voir, Zazie n'est pas vraiment fifille. Un jour au supermarché avec Max elle bave devant un magnifique ballon de foot. Mais Max ne partage pas son enthousiasme. Il a les yeux rivés sur "une robe de danseuse rose, avec un gros nœud blanc, des rubans et tout le tralala." Il voit déjà son amoureuse dedans, et s'imagine combien elle sera belle, comme une princesse!
Zazie n'est pas du tout d'accord. Mais quand sa grand-mère lui offre ladite robe, elle n'a plus le choix, il lui faut bien la porter. Et la réalité est bien différente du fantasme de Max! Je ne vous raconterai pas la chute, tant elle est drôle, et je vous laisse le plaisir de vous retrouver rouge comme une pivoine au milieu d'un magasin après avoir explosé de rire à la lecture d'un livre pour les tous jeunes lecteurs! (Et oui Laura, nous ne seront pas les seules!)

En lisant ce livre j'y ai retrouvé une autre lecture récente:

Boucle d'Ours, Stéphane Servant et Lætitia Le Saux, 
Didier Jeunesse, 32p.

Dans ce conte détourné, les animaux de la forêt s'apprêtent à fêter le carnaval. Papa Ours, grand et fort, est déguisé en Méchant Loup. Maman Ours, en Belle au Bois Dormant. Tout est parfait. Sauf que Petit Ours a choisi de se déguiser en Boucle d'Ours. Couettes, nœuds, jupe rose, tout y est! Papa Ours n'en revient pas!
"Les jupes et les couettes, c'est pour les filles, les oursonnes, les femmelettes, les  cacahuètes, les hommelettes!" Non, son fils ne sortira pas dans cet accoutrement ridicule! Pourtant quelqu'un va le faire changer d'avis.
Le message antisexiste n'est pas envoyé qu'aux enfants. A l'aide du conte traditionnel, et avec beaucoup d'humour, l'auteur et l'illustratrice bousculent les convenances, et pointent du doigt les préjugés.

Alors dans cette société qui cloisonne, ce sont des albums qui font du bien! 

Tristesse d'un pilon

Dans la vie d'un homme, Aurélie Godard
Anne Carrière, 330p.

Sortie annulée.

Parmi les romans que j'avais reçu à lire avant cette rentrée littéraire, un premier roman en littérature française m'avait particulièrement plu.

Trois hommes, trois époques, trois moments cruciaux marquants une tangente dans la vie d'un homme. 

James Dean, 1955, tournage de Giant. L'ambiance n'est pas au beau fixe, et George Stevens pas des plus aimable avec le jeune acteur tourmenté devenu déjà une icône de la jeune génération. Tant de doutes et de peurs assaillent le jeune homme. Voulait-il vraiment cette voie et cette célébrité? En est-il satisfait? Ne cherchait-il pas une autre vie? Finalement il décidera de prendre une année sabbatique à la fin du tournage, mais son destin prendra finalement le tour tragique qu'on lui connait.

Martin Frère, 34 ans, 1992, Lille. Responsable consultants dans une agence immobilière, il est à deux doigts de toucher la promotion dont il rêve tant depuis si longtemps: devenir directeur des agences Grondin. Il pourra alors donner à sa femme et à son fils le train de vie dont cette dernière rêve. Il sera enfin quelqu'un. Mais est-ce vraiment son rêve le plus profond? Devenir riche et important le rendra-t-il vraiment heureux? Grand fan du film Giant, il comprend toute la tristesse de ne pas assouvir son rêve, comme Jett Rink. Tant de doutes l'assaillent lui aussi. Est-ce son rêve ou celui de sa femme devenue une étrangère qui ne fait que dépenser l'argent qu'il a tant de mal à gagner?

Mr Rink, 2012, Cannes. Aujourd'hui le dernier film qu'il a réalisé doit être projeté à Cannes. S'il réussit à séduire, il obtiendra les millions de dollars dont il a besoin pour réaliser le film de ses rêves. Son jeune acteur Haakon est au bord de la dérive. Trop de drogues, trop de peurs, trop de doutes qui le tuent à petit feu et le poussent à l'auto-destruction. Mr Rink doit-il pousser son jeune protégé à jouer son rôle jusqu'au bout? A monter sur le tapis rouge alors que cela pourrait lui être fatal? Est-il un monstre d'exploiter autrui pour atteindre son rêve? Ce rêve en vaut-il le coup? Est-il vraiment son rêve ultime?

Trois hommes aux destins apparemment non liés. Mais trois hommes perdus face à leurs rêves d'enfants et leurs vies d'adultes. Tous coincés par l'éternel mal de l'homme, comme disait Schopenhauer: le désir. Lorsque l'homme est insatisfait il souffre, il n'arrive pas à avoir ce qu'il désir et cela le rends malheureux. Mais lorsqu'il est comblé, il s'ennuie face à une absence de désir. Comme un puits sans fond, jamais comblé. Tous les désirs assouvis créent alors l'envie des hommes insatisfaits, qui eux, ont encore le droit d'avoir des espoirs et des rêves. 

Aurélien Godard nous avait offert là un magnifique roman sur la condition masculine. "On parle souvent de la cause féminine. Parle-t-on de la solitude des hommes? Pense-t-on à la tristesse masculine? Aux difficultés vécues dans l'indifférence générale?" Car il est difficile d'être un homme. Il faut aussi répondre à des exigences sociétales et tacites. C'était là véritablement un très beau premier roman sur les hommes, écrit par un auteur très jeune. Malheureusement il ne sortira pas. C'est donc un collector que j'ai à la maison et que vous ne pourrez malheureusement pas trouver en librairie. 

Et oui, des remontées de lectures auraient fait mention d'un plagiat. De quel titre en particulier, cela n'est pas dit par les éditions Anne Carrière. On lit sur la toile qu'il s'agirait du roman Les Heures  de Michael Cunningham, dont il a reprit le procédé narratif (une journée, trois personnages, trois époques, mais un point commun). Je n'ai pas lu Les Heures, mais j'en ai maintenant très envie. Pas seulement pour voir si ce roman est bel et bien le roman plagié, mais parce que j'ai aimé ce système. Mais ce n'est pas ça pour moi qui rendait (c'est bien la première fois que je parle d'un roman au passé. Un roman qui n'a plus de vie, je n'avais encore jamais vécu cette situation...) ce roman si puissant. Non vraiment ce que j'y ai aimé, ce sont ces destins, ces questions, ces souffrances qui traversent trois hommes à qui tout semble réussir. 

Malgré le fait que ce livre soit parti au pilon avant même sa sortie en boutique, je voulais le partager avec vous. J'espère sincèrement qu'Aurélien Godard nous offrira un autre roman tout aussi poignant, qui aura une vie plus longue et plus riche que celui-ci. C'est un nom que je vais retenir et guetter pour les années à venir...

dimanche 25 août 2013

Fistule et politique

La maladie du roi, Christian Carisey, 
Le Cherche Midi

Sortie prévue le 12 septembre 2013.


Toutes mes lectures de la rentrée littéraire n'ont pas été extraordinaires... Une en particulier m'a déçue...

Nous sommes à Versailles en 1686. Le règne de Louis XIV est sur le déclin. Bien que la paix soit instaurée, la révocation de l'Edit de Nantes en 1685 ébranle le royaume. Louis XIV est alors un vieil homme âgé de 48 ans, et bien qu'étant le Roi Soleil, la maladie ne l'épargne pas. Ainsi il se retrouve à souffrir d'une fistule anale. Celle-ci le fait atrocement souffrir et l'empêche de participer à nombres d’événements de la Cour fait pour asseoir son pouvoir. Alors que l'ambassadeur de Siam doit venir lui rendre visite pour négocier d'importants accords commerciaux, le roi charge le jeune chirurgien Félix de Tassy de le soigner. A l'heure où la chirurgie n'est pas encore considérée comme une science médicale et que l'on soit encore par saignées, le jeune homme va tout faire pour être capable d'opérer le roi sans risquer l’hémorragie. Il s’entraîne donc sur des prisonniers de la Bastille.

C'est dans un contexte politique assez troublé que survient une maladie bien handicapante pour le souverain. Face aux espions, aux jalousies de la Cour, aux divergences religieuses, chacun cherche a réalisé son destin. C'est bien un affaiblissement du pouvoir lié à la décrépitude physique du Roi Soleil que Christian Carisey nous raconte ici. C'est intéressant. Mais voilà, je n'ai pas beaucoup aimé. J'ai trouvé que son récit était... fade. Pas assez romanesque, pas assez romancé, il nous donne des informations historiques les unes derrières les autres. On est loin d'un roman historique à la Dumas. Pas de grands sentiments. Tout y est raconté de manière clinique (pour un roman sur la maladie, me direz-vous, ça tombe bien). Je m'attendais à un roman, j'ai eu l'impression de lire des cours d'Histoire. 



Un événement assez peu connu de l'Histoire de France qui aurait sans doute demandé une plume plus enlevée.
Dommage.