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samedi 2 mars 2013

Sans les hommes

Y le dernier homme, Tome 1.
Brian K. Vaughan, Marzan Jr. Guerra Pia
Urban Comics, 256p. 

Et si demain tous les hommes, tous les mâles dirais-je, de toutes les espèces, venaient à disparaitre? Dans quel état serions-nous, nous les femmes? Comment réagirions-nous? Quelle serait la société que nous mettrions en place?
Deux mois après une pandémie ayant disséminé tous les mâles de la planète, un jeune homme et son singe, seuls survivants de leur genre, tentent de survivre aux Etats-Unis. Yorick Brown, dans le chaos de ce monde post-apocalyptique part  à la recherche de ceux qu'il aime...

Encore du comics? Ma parole, mais je change!
Plus sérieusement, je pense qu'il s'agit là d'un très bon titre pour se lancer dans le comics quand, comme moi on n'y connait rien. Je ne suis pas fan des dessins, un peu froids à mon goût, mais je me suis laissée prendre par l'histoire. 
Sur la forme je ne vois pas grande chose d'original. Le jeune homme part en quête de sa famille et surtout de sa petite amie qui se trouvait en Australie au moment du drame. Mais ses priorités vont changer et une quête nouvelle s'impose à lui. Bon gré mal g il part faire ce que l'on attends de lui, et se retrouve accompagné de deux jeunes femmes (une scientifique qui travaillait sur le clonage humain, et une agent secret chargée de sa protection). Ce trio, que rien ne relie sinon leur but final, se trouve obligé de cohabiter et des liens se nouent. 
Par contre le fond est très intéressant. Outre l'aventure, Vaughan y mêle de l'amour, de la politique, de l'espionnage, mais aussi une forte réflexion sur le monde. Beaucoup disent qu'avec des femmes au pouvoir le monde se porterait mieux et qu'il y aurait moins de guerres. Ici la réalité proposé par l'auteur n'est pas aussi idyllique. Attention féministes à ne pas lever vos boucliers tout de suite! Je ne trouve pas son discours phallocrate. Au contraire, il cerne assez bien les femmes, dans toutes leurs diversités. Sa critique se porte plus sur une société en général, quelque soit le sexe dominant. D'ailleurs à la mort des hommes on réalise qu'il n'y a presque plus de ministres, de membres du congrès, et encore moins de dirigeants de grandes entreprises. Pourtant le monde continue de tourner...

Pour le moment le premier volume de cette réédition permet de découvrir avec plaisir un univers "dernier survivant" assez intéressant. Pas de zombis ou autres monstres ici, Yorick vit en fugitif et se cache étant le dernier de son genre. Les tensions politiques qu'il ne soupçonne pas donnent très envie de lire la suite!

  

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